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  Marche, forêt et océan

jeudi 30 août 2007, par Denis

Texte Arna écrit sur la plage. 6 personnes.

Au départ il y a ce premier pas, pas mesuré et puis le souffle, la respiration intérieure entre mon intérieur et l’extérieur. Ce soupir qui en dit long. Accompagner son souffle, promener son cœur, offrir sa peau, éclairer son regard en ouvrant grand les yeux.

Si je mets mes sens en sommeil, comment vivre la rencontre  ? Peux-t-on vivre sans rencontres  ? Quelles différences entre une ballade, une marche, une excursion  ? Où bien se rendre à, aller à, se conduire, marcher droit  ? Marche et pensée, les deux sont liés. Je marche donc je suis. Et si je suis quelqu’un, je marche. Je marche et je pense à ce sang pulsé pour que vivent mes idées.

Pour en revenir à cette ballade sous les pins, sous cet espace vertical, le petit homme que je suis lève le nez pour tenter de voir les bouts de ciel, le pin qui s’élève et ses aiguilles qui piquent. Il est mon ami, gardien du vent, son ombre est ma qualité de vie. Même s’il me cache la vue du ciel, je l’apprécie comme compagnon de vie. Et puis il faut sortir de sa forêt, rejoindre la mer, rechercher la fraîcheur à tout prix, faire plus ample connaissance avec le sable, découvrir que les pieds nus font de petits sons au contact du sable. sentir les muscles des jambes différemment, adapter sa marche. Après le pin : parasol, pâle copie du pin ayant peu de chance de prendre racines. Enfin durant cette ballade, les choses vues, entendues, découvertes, ramassées et mises en scène devant nous.

Tous ont eu en commun d’être vus, ramassés, collectés puis commentés devant vous. Merci à eux d’exister, leur forme, leur texture à chacun de nous dire comme toutes ses empreintes sur le sable, le vent pourra toujours les effacer et toutes ces histoires ne laisseront qu’une empreinte.

L’histoire des autres, leur passage sont sans doute la nourriture des histoires à venir, seul un grain de sable pourrait faire tout basculer.

Denis Desailly

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