• Brève

  New Way

vendredi 12 janvier 2007

L’immeuble s’automorphose en terrain où de drôles de constructions et d’habitants se croisent. Le projet New Way existe sous la plume des auteurs de l’atelier

NEW WAY En l’état suite

Ce texte est communautaire et personnel ! Il est mis en ligne sur www.atelier-de-la-coquille.com Vous pouvez m’envoyer vos textes, corrections, suggestions en passant par cette adresse ou par mon mail : cathoune@club-internet.fr ou par la coquille groupe yahoo

Gilles Lairbusier, environ 60 ans, architecte né à Toulouse, connu au niveau international, retiré des affaires ( ???) mais a toujours le bras long. Lairbusier rêve d’incarner Son Projet, son utopie architecturelle et sociale, sa danseuse… Son joujou ( ???)

Utopie, utopie…

1. La municipalité lui a cédé un terrain afin qu’il le réalise. Il amis à la disposition des locataires des algecos pour Aminata, des péniches à sec pour Claudie, que de la récup, des mobil home, du bois, un wagon SNCF, deux Yourtes dont une communautaire,des briques, des tuiles moulés à la cuisse.

2. Ginestou, Pech David, Sesquière, à côté du canceropole. (Définir les enjeux mairie/Projet)

3. Ou il a acheté une caserne désaffectée en fond propre, l’aile droite

4. Il y a des mécènes mystérieux ( ???)…

5. Loue en l’état à des locataires choisis selon des critères opaques (à définir ou pas)

6. Un des engagements des locataires est de retaper leur parcelle selon leur goût et leur culture en utilisant les matériaux mis en commun ou des matériaux à eux. S’agit qu’ils soient écolo…

7. La durée du bail est de 6 ans non-renouvelable, tous les 2 ans les locataires ont l’obligation de déménager et de s’installer chez un de leur voisin !

8. Loyer calculé en fonction des revenus, du travail accompli sur le terrain-immeuble…

9. Rien ne doit être clôturé

10. Conseil des résidents pour accepter ou non un nouveau locataire

11. Un locataire peut être assassiné ( ???).

12. 50 m2 pour la première personne, 30 m2 pour la deuxième, etc. Exemple, une famille de 4 personnes reçoit 140 m2 d’un seul tenant ou non ( !). Ça peut poser un problème au moment du déménagement mais pour l’instant nous n’avons pas de famille (sic)

13. Chaque espace-appartement conserve le droit de poser une serrure qui protège son espace intime, seulement valable deux ans.

14. Le 1re avril des années paires tout le monde déménage. Au bout de 6 ans, les locataires sont obligés de quitter le lieu. Ils peuvent réintégrer le système de location ou de propriété classiques, soit essaimé et tenter une nouvelle utopie ailleurs (creuser l’idée de réseaux) Les locataires peuvent repartir avec tous le mobilier du 3ème dans lequel il a vécu.

15. Lairbusier a 3 apparts à lui

16. Lairbusier choisit en personne les locataires mais on n’en est pas sûr, beaucoup de rumeurs courent sur cet homme…

17. Comment faire avec les invités ?

18. Il y a-t-il encore de l’espoir ? Comment se vit la communauté en 2016 !

19. Lairbusier, officiellement est un humaniste, il a bonne presse (ou pas), a-t-il des casseroles au c… ? (je vous pose la question)

20. Il tente d’allier le communitarisme et le respect du personnel

21. Son idée est que l’homme est encore capable de mettre de l’amour dans ce qu’il fait et peut jouir de donner son espace privé à un autre. Il est donc aussi capable d’aller s’installer chez l’autre sans sourciller ni faire d’histoire ????

22. Trop de communauté tue la communauté… Trop de propriété tue la communauté… La troisième voie est à inventer, clame Lairbusier dans les médias… Un mix entre communauté et propriété…

23. Un fond est alimenté par les loyers. Il servira à construire une 2ème utopie qui sera redéfini par les anciens locataires de la 1re utopie… Il sert également à financer tout un tas de matériaux et meubles et tout le nécessaire à la déco, l’isolation, la cuisine, bibliothèque… Tout est mis à la disposition des locataires pour leur usage personnel… Les dons sont bienvenus…

24. Un mur de verdure LES PERSONNAGES

Le personnage du romancier, du biographe (personnage à prendre) Aminata Bienvenu, 26 ans, malienne née à Bamako. Travailleuse et persévérante mais inflexible.(type 1). Aminata envahit régulièrement les couloirs de l’immeuble avec ses masques et ses tentures en se moquant de ses voisins. Elle respecte ainsi la tradition séculaire de son village natal où chaque mois les femmes font sortir leurs démons intérieurs. Aminata est du genre à aller jusqu’au bout de tout ce qu’elle fait. Bart est sensible à la beauté des masques et Aminata est sensible au charme de Bart. Elle lui propose de lui cuisiner du mafé tous les mercredi. Il lui promet une sculpture rien que pour elle… Par contre Saché lui court sur le haricot. Installée là depuis 5 mois. Protégée de Monique Saint-James.

Robert Miqueu, ariégeois, 57 ans. Vieux soixante huitard, très intéressé par l’utopie de l’immeuble, prof de philo à l’éducation nationale, a suivi les conseils d’Annabelle, prof d’anglais, assistante à ses heures et a choisi de s’installer là pour voir ! Très attaché à son petit confort, ramène des objets artisanaux, (type 7 ou 3)

Une travailleuse dans une asso internationale, encombre tout le monde avec tout ce qu’elle rapporte, y compris un enfant, un singe, un meuble, une plante envahissante, Anne Tchou, née en 1975, 41 ans, son père tient un chinois à Belleville et sa mère est une ancienne militante communiste. Un mariage blanc qui a viré à l’histoire d’amour parce que sa mère est tombée raide dingue de l’odeur du riz chaud. Anne est paniquée par son horloge biologique. Donne tout mais orgueilleuse, psychorigide, une 8

Un psychologue d’entreprise mais c’est une couverture. En réalité nous sommes en présence d’un authentique écoterroriste qui trouve les militants de green peace mou du bulbe. Très sportif. Depuis qu’il s’est converti au judaïsme, il se fait appeler Docteur Daniel Sashé, docteur en psychologie kasher. Il a choisi le judaïsme pour ête plus crédible en tant que « psy ». Il a 40 ans aussi. (type 6) A repris l’appart de Bart. Est là depuis le début.

Une femme qui vient de faire seule une retraite bouddhiste de 3 ans, 3 mois, 3 jours, au fin fond de la Dordogne. Elle arrive à Toulouse et ce projet l’emballe. Elle a besoin de parler, elle a repris son métier de laborantine (en attendant ? …) S’appelle Claudie Quanal, 35 ans, elle est nature, n’a bouffé que du riz complet, elle est seule, tout le monde se fout gentiment d’elle. Claudie souffre d’être confondue au téléphone avec la star du porno Claudia Anal (9), erreur d’impression sur le bottin (ya-t-il encore des bottin en 2016 ( ???).

Un artiste polyvalent, maudit, dans l’émotionnel, un homme (type 4), 33 ans. Bartolomeo Gonzalez mais se fait appelé Bart, ça fait plus classe. Là depuis le début. Gilles Lairbusier, environ 60 ans, architecte né à Toulouse, connu au niveau international, retiré des affaires ( ???) mais a toujours le bras long. (type 5). Ne supporte pas l’à peu près. Tient à l’idée de travailler avec la double optique écologie et récupération. Il est moins à l’aise avec les locataires. Il a du mal à les supporter. Pour lui, ils représentent plus des cobayes que des êtres humains. Il tente de limiter l’entrée des étrangers sur le terrain. Il a une maîtresse (type 2) Monique Saint-James, 57 ans, une redoutable séductrice, médecin spécialiste des addictions. Elle déteste Saché qu’elle n’arrive pas à cerner. Ce dernier la tient à distance et elle ne le supporte pas. Monique ne vit pas sur le terrain, ses enfants ont refusé de la suivre et elle s’est sacrifié ! Elle est constamment en train de les critiquer. Gilles l’écoute d’une oreille discrète, ravi d’avoir échappé à la paternité. Son môme c’est le terrain. Il aime se coucher tôt CONSIGNE POUR L’IMMEUBLE 14 novembre 2006

Les rituels des personnages

Petit déjeuner - Le coucher

Ecrire deux scènes où votre personnage est seul. Dans la première, il se lève Dans l’autre, il se couche

Ecrire une scène où votre personnage dialogue avec un autre personnage de l’immeuble sur un sujet lié au projet New-Way.

Lister 9 déclencheurs « d’emmerdes » par personnage

Mise en commun des productions

Où en est-on ?

Gilles Lairbusier au petit matin

Essai d’incipit (à compléter, réécrire, poursuivre à l’envi)

Gilles Lairbusier a changé les règles. L’âme du projet, c’est lui. Il aime le petit matin quand rien ne bouge sauf la lumière qui s’intensifie petit à petit. Il écoute le silence avec religion et sourit aux premiers sifflements des merles. La journée va être longue. Passer les voir tous. Une corvée dont il se passerait bien. Déjeuner avec Monique qui revient d’un week-end à la mer avec tous ses enfants. Sa liste de doléances va dépasser l’entendement. Il lui faut trouver d’ici midi un moyen de la faire taire. L’amener chez Gilbert, elle l’adore et lui se laisse faire. Elle l’oubliera un peu et ses enfants par la même occasion. Revoir les derniers points du grand chambardement et l’annoncer à tous ce soir à l’apéro. En attendant, petit-déjeuner.

Aminata a sorti tous ses masques en guise de protestation muette. De toute façon, elle va râler alors autant se préparer à l’écouter protester, tempêter, ergoter.

Dans dix sept jours tous les locataires vont changer de parcelles. Il y a deux ans, ça ne s’est pas bien passé.

Claudie Quanal se lève

Elle n’a pas besoin de réveil car c’est avec la lumière du jour que ses paupières s’ouvrent. C’est une vieille habitude prise lors de sa retraite chez les boudhistes et c’est une habitude qui lui plait. Le stress d’une sonnerie lui serait insupportable. Dès le matin, elle n’a qu’un but : éviter au maximum tout stress. Alors, un réveil : impensable ! Quand elle est bien éveillée, elle se tourne un peu sur le côté, la tête dans les coussins, juste pour profiter de la chaleur du lit. Elle s’étire, mais pas trop et puis hop, d’un coup, elle repousse la couette et se lève. C’est un moment délicieux pour elle : faire pipi, aller préparer le thé et le pain grillé. Elle prend ensuite sa douche, se frotte énergiquement sous l’eau et s’installe à table. Le premier grand bol de thé sans sucre est bu assez vite mais elle savoure le second pris avec les tartines. Elle aime les confitures, les vraies, pas les gélatineuses du supermarché. Elle étale ce matin la confiture de fraises avec respect sur son pain grillé. C’est une amie de Dordogne qui lui a fait quelques pots cette année. Merveille ! Elle apprécie cette confiture car pour elle, c’est un luxe que d’avoir ça, ici, en ville. Peut-être que si les voisins sont sympas, elle leur offrira un pot. Mais, faut voir…. Elle n’a croisé que le psychologue juif. Elle espère juste qu’il n’est pas intégriste et qu’il ne lui fera pas de raisonnements sur sa période de retraite. En tous cas, elle vit ici maintenant et ne regrette rien de son passé Bon maintenant, faut s’habiller. Elle ne peut pas partir bosser avec le vieux Tshirt qui lui sert de chemise de nuit. Ce matin, elle enfile un jean, un polo et repasse à la salle d’eau pour un peu de rouge aux lèvres et un coup de parfum. Elle aime ça le parfum. Celui-là, elle l’a redécouvert après la Dordogne. Elle ne se parfumait pas là-bas. Ici, oui, c’est le retour à la civilisation

Claudie Quanal se couche

C’est l’heure : le coup de barre habituel. Il doit être 22h30 – 23h.Ca la prend toujours vers ces heures-là. Elle va se démaquiller et se brosser les dents : c’est important de se coucher avec les dents propres. Puis, va boire un verre, range trois trucs qui traînent. Presque, elle se lancerait dans du ménage, mais non, pas à cette heure…. Elle réfléchit à ce qu’elle va faire ce soir : un mot croisé ou commencer un nouveau bouquin ? Sa chambre est envahie de bouquins. Une pile de ceux à lire, une pile de ceux qui sont lus, une autre de bouquins prêtés, lus, à rendre, encore une de ceux prêtés, non lus mais qu’elle rendra sans lire car ils ne l’inspirent pas. Maintenant, elle va repasser une jupe pour demain. C’est mieux de le faire le soir, elle n’est pas du matin. Elle écoute un vieux CD en finissant de repasser cette foutue jupe qu’elle ne mettra peut-être même pas et qu’elle jette sur une chaise. Puis, coincée entre des oreillers, sous la couette, elle entame un bon polard. Alors, elle va bailler, bailler et bailler encore avant d’éteindre et plonger dans les bras de Morphée. Il est 1h.

Saché au réveil

Délivrance. Le réveil sonne. Il est 6h30. Daniel Saché s’autorise enfin à se lever. Il a vu passer 5h20, s’est interdit de regarder le réveil, a tenu jusqu’à 5h32, a un peu dormi jusqu’à 6h08, a attendu jusqu’au buzz électronique en récitant des morceaux du Talmud. Il faut se reposer la nuit, s’astreindre à récupérer. Ne pas anticiper la journée. Il y a pourtant tant à faire… A 6h30, il y a deux possibilités : soit les enfants sont là, soit pas. En cas d’enfants, il faut préparer le petit-déjeuner, peler les kiwis, faire le café. 6h50, allez acheter le pain puis s’autoriser à allumer la radio, le flash de France-info, es mauvaises nouvelles du jour. Vers 7h, si la radio ne les a pas réveillés, allez voir les enfants, sauf le mercredi et le dimanche. Si les enfants ne sont pas là, il est plus libre. Il achète Libé, compare avec le Monde de la veille au soir, écoute aussi BFM. A 78h45, il va courir. Quand il revient, la journée de travail peut enfin commencer. Rituel du coucher de Saché

En général, Daniel Saché travaille tard le soir. Avant de se coucher, il contemple sur son Palm la liste des tâches effectuées dans la journée. Lentement, il la vocalise intérieurement, plusieurs fois sans laisser son esprit dériver vers la tâche en suspend. Puis il faut aller au lit. S’il est vide ça va mais si sa femme est là… Que lui dire ? Que faire ? La tendresse est suspecte, la sexualité égoïste ou mécanique mais leur absence étale l’échec de leur couple. On ne peut pas, non plus discuter tous les soirs des mêmes choses. Il n’y a que des mauvais choix quand on se sépare : les mauvais et les pires…

Le rituel du petit déjeuner de Bart

Un rituel ? Quel rituel ? Pour Bart, il est impensable d’envisager un rituel. Il déjeune au feeling, en fonction du ressenti du moment. Il est capable de manger salé : pain-saucisson-verre de rouge mais aussi croissant-rillettes. Pures rillettes d’oie exclusivement. Ce matin, il teste un café cueilli à la main qui lui a été offert par un ami mexicain. Plus généralement, il petit-déjeunera avec ce qu’il va trouver dans ses placards et frigo mais dans de la vaisselle qu’il aura décorée lui-même. Il écoutera de la musique mais jamais ses œuvres qu’il trouve banales, mal finies, insuffisantes… Le coucher de Bart

Désespérément seul, ce qui le rend désespérément triste. Il ne regarde jamais la télé, uniquement des vidéos ou DVD, des clips « cultes » ou improbables. Il est fan absolu de Marilyn et de James Dean mais il adore aussi les films en costumes et Love story. Il ne s’endort jamais avant 2 h du matin mais le plus souvent il n’est pas rentré avant 3h. Il se lave les dents, vérifie une dernière fois sa messagerie Internet. Cela le conduit parfois à répondre à son courrier voire tchater avec des correspondants étrangers, souvent artistes, toujours inconnus et invariablement ouzbeks, japonais, Inuits ou haïtiens, son préféré étant sans conteste un punk yéménite avec qui l’échange des points de vue sur l’évolution actuelle de la scène musicale internationale atteint des summums. Il trouve internet extraordinaire et est obnubiler par le développement de son site (chercher nom).

Petit-déjeuner d’Aminata

Aminata se lève vers 9 heures, pas trop tôt, pas trop tard. Elle met sa musique dès qu’elle a l’œil ouvert et consciencieusement prépare son petit-déjeuner : un bol de café noir et des biscottes beurrées. Elle aime prendre son temps et ne pas être dérangée, le petit-déjeuner c’est sacré ! Elle fait toujours sa prière avant de commencer. A 9h30 elle est rassasiée et peut entamer sa journée.

Coucher d’Aminata

Aminata est une couche-tard, elle a toujours quelque chose à faire avant d’aller se coucher. Elle prépare la cuisine pour le lendemain, son appartement sent bon la pâte d’arachide ou le cumin. Elle écoute de la musique, elle accroche aux murs sas masques, ses tentures. Elle aime discuter avec ses voisins de palier jusqu’à ce qu’ils aillent se coucher, elle a toujours quelque chose à leur dire. Quand elle a dit au revoir et que sa popote mijote encore sur le feu, elle prend enfin une douche. Ensuite, elle s’oint le corps avec du lait de coco et vers minuit, elle éteint enfin sa musique. Elle se roule dans un pagne et après avoir récité sa prière du soir, elle s’enfile dans ses draps avec un bon bouquin. Elle pense toujours à éteindre la lumière avant de s’endormir.

9 DECLENCHEURS « D’EMMERDES »

Aminata

1. Certains voisins se plaignent qu’elle met sa musique trop souvent et trop fort 2. Elle envahit les couloirs de l’immeuble avec ses masques et ses tentures 3. Elle a une fuite entre le siphon et l’évier et cherche un homme pour résoudre son problème 4. Elle n’est pas prête de recevoir sa régularisation d’après les services de la préfecture 5. Elle abuse de la ligne ADSL de l’immeuble 6. Sa cousine veut débarquer d’Afrique avec ses 3 enfants 7. Elle reçoit des menaces qu’elle venir de Saché 8. Les flics débarquent chez elle ( ???) 9. Elle communique avec Claudie Quanal et elle a une idée fixe : tout savoir sur le boudhisme)

Daniel Saché

1. Les articles psycho des magazines féminins 2. L’odeur du shit sur les fringues de son aîné après ses soirées 3. Noël (une mère catho, une belle-mère juive, des enfants gothiques et une femme fauchée) 4. La liaison Adsl de l’immeuble 5. Trouver des peintures non polluantes à Toulouse 6. Il veut absolument apprendre la cuisine Kasher et tente d’en manger tous les 3 jours 7. Se faire draguer au boulot Bart (exit Bartolomeo Gonzalez)

1. A décider d’apprendre le cor des Alpes 2. A décider de déclamer des vers de sa composition aux aurores 3. Elève un serpent python de 2,5 m qui s’évade régulièrement 4. A choisi de taguer des slogans un peu partout vantant Marilyn et James dean 5. A traité Robert Miqueu de pequenot à cause d’une statue qu’il a récemment installé devant chez lui et que bart a qualifié de nain de jardin 6. Est interdit de parler astrologie depuis qu’il a annoncé la mort prochaine de tous les occupants de l’immeuble. Il est allé jusqu’à inonder les boites mails de tous avec des prévisions et des thèmes de plus en plus alarmant 7. Il laisse des mégots de joints écrasés un peu partout

CONSIGNE POUR L’IMMEUBLE NEW WAY 28 novembre 2006

Tour de table (15 mn). Que savons-nous de plus ? Qu’avons-nous envie de savoir ? d’écrire ?

Consigne 1 (20 mn) Piochez deux déclencheurs d’emmerde Suivez votre personnage toute une journée ou 2 heures ou 45 minutes Seul ou en lien avec d’autres personnages Il-elle est obsédé-e par ces deux déclencheurs, racontez avec précision, émotion, soyez luxuriant… C’est un pléonasme !

Consigne 2 (30 mn) Par deux, construisez en écrivant ensemble la scène 2 du projet littéraire New Way en gardant en toile de fond vos 4 déclencheurs

Ou

Autre consigne 3 pour solitaire (entre 50 mn et 1 h) Écrivez la scène 1, le début… Là où on plante le décors, Où l’on donne un ton… À tout moment ce début pourra être changé donc écrivez sans vous attacher mais en vous attachant le plus possible à écrire un début prometteur… Utilisez tout ce qui a été dit précédemment Si vous êtes deux à vouloir vous lancer, lancez-vous à deux

Ou

La consigne à construire ensemble

Saché « L’indécision a trop duré. Il faut attaquer les problèmes, les circonvenir. » Voilà ce que se dit Daniel ce matin. Veut-il la séparation ? Il lui apparaît clairement que les racines de son mariage avec A (Anne ?) sont morts depuis longtemps. Ils ont évolué dans des directions trop différentes. Voilà ce qu’il se dit en regardant sa silhouette dans le lit conjugal. Il se lève et va préparer le petit déjeuner pour les enfants. Al l’âge qu’ils ont, leur préparer leur tartines relève-t-il de l’attention ou de l’exploitation ? Ont-ils réussi à éduquer leurs enfants au moins ? Le bilan lui semble mitigé. Ils ne sont pas tiré d’affaire socialement, pas de diplôme, pas encore de job et les meilleures opportunités sont déjà inaccessibles pour S. Psychologiquemen, ils vont bien c’est l’essentiel. En faisant son footing, il essaye de penser mais c’est dur. Soyons méthodique. Faisons 2 listes : on reste ensemble, on se sépare. Quels avantages ? Les souvenir défilent. A quel moment s’est-on planté de route ? A la mort de son père peut-être ? Sous la douche, une évidence le frappe : ce n’est pas avec son salaire à elle qu’elle fera vivre leur deux enfants et ici comme le loyer n’est pas cher, ça peut aller. Mais s’il faut les loger en ville, ça va être dur…

Tiens, c’est Aminata qui sonne. Qu’est-ce qu’elle veut encore.
- Je vous dérange ?
- Dites Dr Saché, vous avez des relations avec la préfecture ? Les réflexes de Saché se mettent immédiatement en branle : négociation avec un chieur, faire une contre-proposition sur un autre terrain.
- Tiens, Aminata, justement, vous n’aviez pas un problème de fuite ?
- Si, Bart est venu voir mais ça n’a rien donné. Il a tenté de colmater la fuite avec un filtre à café. Il utilise ça pour sa nouvelle série de toiles et c’est très robuste mais pour l’évier ça a tenu 2 jours puis ça recoule.
- Je passerai en fin de matinée, ça vous ira ? Daniel est content d’avoir sauvé sa matinée. Restera à avoir une autre excuse à midi. Il pourrait ne pas être là ! Quoi qu’un peu de travail manuel lui ferait du bien. Parfois, la tête travaille mieux quand les mains sont occupées.

Donc quels seraient les avantages de la séparation ? Le quotidien serait plus calme mais sa mère ne lui pardonnerait pas mais serait-elle moins pénible pour autant ? Pas sûr. Quels seraient les inconvénients ? Ça coûterait plus d’argent. D’un autre côté, il lui filerait une somme fixe par mois au lieu de devoir la rappeler à l’ordre toutes les semaines, écouter ses bonnes excuses, commenter les bonnes affaires à faire ou ne pas faire ! Bon faudrait voir ! Même côté argent ça pourrait être mieux. Côté baise ? Ce serait peut-être plus facile de ne pas baiser seul dans le lit que de ne pas baiser avec ce con à porté. Car s’il y a un truc qui a marché entre nous c’est la baise. Et puis, il y aurait peut-être des opportunités. La Claudia par exemple, elle n’a pas fait vœu de chasteté chez les bouddhistes.

Plus tard, Saché sonne chez Aminata comme convenu.
- Bonjour madame Bienvenue.
- Bonjour monsieur Saché
- Regardez ce que monsieur Bart a essayé de colmater, c’est une véritable catastrophe. Je ne sais pas ce que vous allez pouvoir faire.
- Ne vous inquiétez pas madame Bienvenue, je vais tout démonter, prendre les mesures et acheter ce qui est nécessaire. Aminata plutôt hésitante, intriguée et fuyanté vis à vis de Saché se dit qu’il est plutôt aimable vu la proposition faite mais elle n’ose quand même pas le tutoyer.

SACHE

Saché n’a que des amis, il fait tout pour être gentil avec les gens. Il ne sait pas s’il va divorcer.

Mais par déformation professionnelle, il risque de s’analyser pendant longtemps avant de prendre une décisions. Je crois plutôt qu’il fait semblant de s’analysr. Ce qu’il préfère c’est analyser les autres et croire qu’il a raison. C’est un peu expéditif ce ton ! Et le pire, c’est qu’il y a des gens qui payent pour avoir ses avis. On vit dans un monde… Alors que les vrais artistes eux, avant de toucher quatre sous. C’est ça la vie d’artiste, Saché en a choisit une autre et il galère tout de même, même s’il se croit supérieur et au dessus de tous. Et puis, Saché, depuis sa conversion au judaïsme, il délire un peu, il croit avoir eu LA révélation…un peu tardivement. Finalement il doit pratiquer la psychologie théologique ça doit faire des dégâts. Aminata

Au petit matin, Aminata se lève et constate avec colère qu’elle a une fuite entre le siphon et l’évier. Cela la fâche mais pourtant elle est bien décidée à trouver une solution. Il doit bien y avoir un homme dans l’immeuble qui va résoudre son problème pour pas un sou. Elle n’a aucune envie de faire venir un plombier, ça lui coûterait trop cher, ici, en France, tout est trop cher. Mais d’abort prendre son petit déjeuner avant de partir à la recherche de l’homme secourable. Elle sera plus tranquille et convaincante pour les aborder. Une fois ses tartines avalées, une fois habillée, elle décide de commencer par Bart. Elle sonne chez lui et le découvre en peignoir sale avec une barbe de trois jours entrain d’avaler des croissants-rillettes. Ça la dégoûte mais s’il faut passer par là, elle est prête à faire un effort et supporte de contempler tout ça. Elle expose donc son problème à Bart qui lui dit bien vouloir l’aider mais qu’il a lui aussi un problème avec son python de 2,5 m qui vient de s’évader. Il faut le retrouver avant que Lairbusier le découvre et exige que bart s’en débarrasse. Il déteste les serpents. Aminata se prête volontiers à cette chasse au serpent qui lui rappelle l’Afrique. Très vite, le serpent est repéré sur les plats bords de la péniche.

AMINATA

Aminata se bat tous les jours car c’est une aubaine pour elle d’être dans cet immeuble. Mais elle est tout de même un peu perdu affectivement. Elle craint la solitude, elle voudrait parler, se confier et personne ne l’écoute. Elle s’en fout un peu et elle continue à chercher de l’aide comme elle peut. Quel est le con qui a écrit ça ? Mais pour qui se prend-il ? Qui est-il pour me juger ? Que sait-il de ma vie ? Je parie que c’est Saché, ce schmock ! Je parie qu’il a des fiches comme ça sur tout le monde. C’est son style ça, de mettre les gens dans des cases. Je vais très bien, j’ai juste des soucis avec cette putain de Préfecture qui me fera encore bien poiroter des mois voir des années c’est pas sûr que Saché soit le responsable.

ROBERT MIQUEU

Maintenant, je veux que ça change car ça ne peut plus durer ! Il est temps que je prenne des décisions fortes. J’ai beau me le dire, je maugrée mais autant le reconnaître, j’ai du mal à trancher dans le lard.

C’est vrai, j’ai envie que ça change mais je ne sais pas si je suis capable de faire changer les choses. Je veux ou je ne veux pas ? Je peux ou je ne peux pas ? Merde téléphone à l’aéroport, ils ont peut-être reçu mes bagages, le vol suivant a du arriver. Mais qu’est ce que c’est que ça ?

Franchement, si j’avais pu revenir dans cet immeuble avec mes valises, ça aurait été plus facile, avec tous ces objets, je serais revenu avec un peu du Mexique à la maison ! Là j’ai tout perdu de dépaysement, de ces moments magiques en dehors de mon statut de prof de philo usé.

Nom de Dieu. Je parie qu’Anamita a encore caché ma statue fétiche. Si elle croit que je vais recommencer à jouer à cache cache avec elle., elle se trompe. Je dois reprendre mon boulot, marre d’être enchaîné à un salaire.

Marre de ces contraintes, de ces élèves qui se confontrefoutent de la philo, marre de ce proviseur qui n’accorde aucun interêt à la qualité de l’enseignement. Quelle est la bonne question ? Trouver une réponse. J’ai l’impression de jouer « au comble du prof de philo » avec ma propre vie.

Après 75 ans de philo, je crois que je suis gavé ! J’aurai du faire explorateur, aventurier, découvrir de nouveaux espaces et non pas rester dans ma classe. Je ne peux pourtant pas affirmer que j’ai raté ma vie. Ce n’est pas vrai. J’en ai simplement assez de ce projet immobilier imbécile. Ce Lairbusier m’énerve autant que le pire des cancres. Pourtant, je l’ai tant admiré ou était-ce de l’envie ? Envie de sa liberté d’être et d’agir. J’ai toujours eu l’impression qu’il faisait ce qu’il voulait. Lui.

Oui c’est vrai lui au moins, il a choisi, il n’a pas subi sa vie. Moi je suis rentré à l’Education Nationale et je me suis laissé bouffer mais pas complètement. En jouant le décalé, le critiqueur, je me suis donné l’impression de contester le système, de résister.

ROBERT MIQUEU PARLE DE SACHE

Saché, celui-là, il me gonfle avec ses avis condescendants. Ce type devient con quand il est malheureux et je sais qu’il est incapable de l’entendre. Faut dire que je ne vois pas qui est capable de s’entendre dire qu’il est condescendant. Il n’y a que Lairbusier qui prendrait ça pour un compliment. Et avec son humour grivois, il ferait un sale jeu de mot. Faut reconnaître ça à Saché, il est condescendant, mais il ferme sa gueule. Pas comme Bart. Tu l’as dit bouffi en plus Sashé il est nettement plus efficace et performant pour réparer les fuites, derrière ses airs d’intellos et de condescendant. Finalement c’est peut-être un manuel qui se cache derrière un intello, bizarre d’habitude c’est le contraire. Un peu agaçant tout de même ! Quel jeu de mot ? Un con descendant est déjà à moitiè pardonné tandis qu’un con montant sera vite dévoré. Oh ! merde ; LAIRBUSIER

J’adore mes soixante ans. Je me libère peu à peu des cons. Reste Monique. Mais c’est gérable. J’accepte même Aminata et ses débordements.

Il est beau mon concept, finalement tout le monde l’accepte « implicitement » même s’il est beaucoup critiqué. On verra bien ce que va durer cette expérience, mon expérience. Je suis plus qu’un architecte, un précurseur de changement social. Je suis un monument et maintenant à l’aube de mon 3ème âge, je réalise l’œuvre. A tous mes compagnons, je tire mon chapeau. Le seul truc qui me chagrine, c’est que ces cons là n’auront jamais à m’élever une statue de mon vivant. Je crois que ce sera mon regret. J’aurais aimé voir ma statue.

Enjeux

L’accès au canal

Gilles Lairbusier se désintéresse de la questino, il a son accès et semble ignorer les indignations répétés de Saché, Aminata, Miqueu et Anne Tchou. Bart qui a également un accès face à sa péniche en fait une question de respect de son intimité et veut garder ce privilège que le distingue des autres. Claudie la 3ème et dernier à avoir un accès direct voit tout le monde défiler devant chez elle et s’installer devant ses fenêtres. Pour le moment, elle laisse faire. Déranger Claudie ne semble déranger personne ! Jusqu’à quand ?

Zachée Luc 19

Jésus et ses disciples arrivaient dans la ville de Jéricho. Les collecteurs d’impôts avaient la vie belle dans cette cité et surtout leur chef, qui s’appelait Zachée. Mais bien que riche, il n’était pas heureux. Tout le monde le méprisait et l’insultait. Les gens savaient qu’il se remplissait les poches avec l’argent qu’ils avaient de la peine à gagner et qu’il remettait le reste aux autorités romaines qu’ils haïssaient.

Zachée avait entendu parler de Jésus, ce maître extraordinaire qui changeait la vie des gens. Comme il désirait le voir ! Mais la foule s’était déjà alignée le long des rues de la ville et lorsqu’il essaya de se frayer un passage, il ne récolta que des coups de coudes et de poings. S’il restait sur place, derrière, il ne verrait rien du tout, car il était trop petit.

Zachée jeta un coup d’oeil au figuier qui poussait sur le bords de la route et se décida. Quelques minutes plus tard, alors que le petit cortège arrivait, il pouvait observer la scène, parfaitement à l’aise à califourchon sur une grosse branche. Jésus et ceux qui l’accompagnaient arrivèrent à hauteur de l’arbre et Zachée retint son souffle.

A ce moment précis, Jésus s’arrêta et, levant les yeux en direction de la cachette de Zachée, il appela : "Descends Zachée ! Je viens dîner chez toi ce soir." Zachée descendit de l’arbre bien plus vite qu’il n’y était monté. Il tenta d’enlever les feuilles et les brindilles qui s’étaient accrochés à sa tunique et s’avança avec hésitations. Les murmures malveillants de la foule parvenaient à ses oreilles. "Pourquoi Jésus irait-il dîner chez lui ? Tout le monde sait que c’est un escroc et qu’il travaille pour nos ennemis !" Mais Jésus posa la main sur l’épaule de Zachée et ils se rendirent ensemble à sa luxueuse demeure.

Nul ne sait ce que Jésus lui dit durant le dîner, mais quand ils ressortirent tous les deux, la foule qui attendait constata aussitôt que Zachée était transformé. Il s’avança d’un pas ferme et dit : "Seigneur, je vais donner la moitié de tous mes biens aux pauvres. S’il y a quelqu’un que j’ai volé, je lui rembourserai quatre fois ce que je lui ai pris." Jésus se tourna vers la foule étonnée : "Ce sont des hommes comme Zachée que je suis venu chercher", dit-il. "Je suis venu pour retrouver ceux qui s’étaient éloignés de Dieu et les ramener à lui."

Texte glané sur internet. Cela change-t-il quelque chose pour notre personnage qui lui a fait le contraire et s’est converti au judaïsme pour faire plus sérieux en tant que psy ! CONSIGNE POUR L’IMMEUBLE NEW WAY 12 décembre 2006

Le retour d’Anne Tchou du Vietnam, son père a transformé sa pagode. Elle hésite entre la joie de voir son père faire quelque chose pour elle et son désir de s’occuper des autres. Saché est submergé par les conseils féminins au sujet de sa séparation. Une indiscrétion a filtrée Aminata, Claudie, Anne… Bart recherche l’approbation des femmes tout en se dénigrant Les 2 hommes font le point L’accès au canal revient à la surface. Claudie se fâche. Un journaliste malin lui demande une interview qui la confronterait avec Claudie Anal.

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